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Écouter tes vocaux WhatsApp en x2 te fait perdre des clients : je te dis pourquoi !

il y a 2 jours
20 min de lecture

Tu préfères regarder ? La vidéo complète est juste au-dessus.


Une salle de cinéma a récemment diffusé un film en vitesse accélérée, tout simplement parce que les jeunes de nos jours ne sont pas du tout capables de tenir 2 heures devant un film. Il y a un véritable changement qui est en train de s'opérer dans le monde depuis l'apparition du x2.


Il est absolument partout. On l'avait avant sur WhatsApp, maintenant on l'a sur Instagram, sur les reels, sur les vidéos YouTube, sur Facebook et on l'a même sur Netflix.


C'est-à-dire que même une série, on n'est pas capable, même dans notre temps perso de récupe, on n'est pas capable de se dire « OK, je prends le temps ». Qu'on veuille écouter un truc en x2 parce que c'est pour le boulot, c'est un truc de formation, c'est dans le cadre pro, on n'a pas trop le temps, on veut optimiser le temps, mais quand tu regardes une série, tu es censé être en train de te détendre, de te poser.


Alors, perso, regarder une série en x2, je ne peux pas le faire, mais j'ai remarqué ça et je pense qu'il y a, c'est pas pour rien que la fonctionnalité a été déployée. On va voir aujourd'hui qu'en fait écouter quelque chose en fois deux, que ce soit vocaux WhatsApp, un podcast ou une vidéo YouTube, ça n'est pas complètement anodin.


Et il y a un autre truc aussi dont on se rend pas trop compte au-delà de vouloir faire les choses vite. Je trouve qu'il y a quand même un paradoxe également, c'est que à la fois, on veut que tout aille vite mais par contre, on met absolument pas l'accent sur les choses qui nous feraient aller plus vite. C'est ce que je trouve complètement fou.


C'est-à-dire que on a ce besoin que les résultats, ils arrivent tout de suite. Par contre, on a, on rencontre parfois beaucoup trop de blocages, des peurs qui font que au lieu de passer tout de suite à l'action sur les vrais trucs pertinents qui nous font avancer, on se sabote en mettant en place des actions complètement inutiles, en passant des fois 8, 9, 10 heures d'affilée sur une journée à travailler mais à absolument pas travailler sur ce qui compte, parce qu'en fait ça nous évite de nous exposer, de nous confronter à ces actions qui nous font quand même relativement peur même si elles nous permettraient d'aller plus vite.


Donc on est coincé dans ce paradoxe entre faut que tout aille vite. Je suis ultra frustrée quand ça ne va pas à la vitesse que je voudrais.


Par contre, si jamais je sais les actions qu'il faut que je fasse pour que ça aille un tout petit peu plus vite, ben je les fais quand même pas parce qu'elles me font flipper et du coup je me trouve, je me retrouve à être sabotée et être vraiment cette espèce de cercle vicieux, bah du coup, de la déception.


Et d'ailleurs, si c'est un sujet qui te parle, j'ai mis au point une mini masterclass que tu vas retrouver juste ici quelque part et en description, dans laquelle je t'explique justement les trois piliers qui vont te permettre de sortir de ce cercle vicieux de la to-do list à rallonge. Je rajoute des tâches dans ma to-do list pour éviter de me confronter aux tâches qui me font vraiment peur.


Ça peut potentiellement te faire perdre des opportunités, voire te faire abandonner complètement ton projet. On va en parler.


Donc reste bien jusqu'à la fin parce qu'à la fin de cette vidéo, je t'expliquerai au-delà de l'aspect théorique surtout comment tu te sors de cette espèce de méandre du x2 et comment est-ce que tu peux réapprécier tes résultats et surtout aller chercher des résultats que pour l'instant potentiellement tu peux saboter.


Moi la première, j'écoute mes vocaux WhatsApp en x2, j'écoute les podcasts en x2, même YouTube, je le mets en vitesse accélérée. Si je dois suivre une formation et qui a des modules vidéos, je vais les écouter en x2 de par gain de temps.


Vraiment ce que je me dis c'est, c'est, tu vois, au lieu d'écouter quelque chose pendant 1 heure, je l'écoute pendant une demi-heure. Enfin, j'ai gagné une demi-heure de ma journée.


Donc OK, peut-être que je vais avoir plus besoin de mettre pause pour réécrire des, des, prendre des notes et cetera. Mais en attendant, je gagne du temps. Sur le papier, moi je trouvais ça plutôt intéressant.


Je me suis beaucoup penchée sur le, sur le sujet. On a un véritable shoot de dopamine en fait qui arrive quand on écoute en x2 et on l'entretient. Plus on écoute en vitesse accélérée, plus on l'entretient.


Ce qui se passe, c'est qu'en fait on a plus vite la solution. Notre cerveau, il adore la récompense à court terme, le bénéfice à court terme. OK ?


Le long terme pour lui, ça ne sert à rien. D'ailleurs, on le remarque, hein, dès que c'est quelque chose qui est un peu trop lointain, on s'en désintéresse et on a plus beaucoup d'attirance pour, voire même on abandonne le projet. On a ce besoin en fait de récompense court terme.


Ce qui se passe dans le fait de regarder quelque chose en x2, bah c'est que du coup on a le résultat deux fois plus vite. Par exemple, je regardais une, une interview d'une personne qui disait qu'elle avait regardé la série Stranger Things, donc qu'elle adore.


Elle a regardé en x2 et elle a même à certains moments zappé des extraits. Elle a avancé dans la série pour avoir plus vite le dénouement. Alors déjà, est-ce qu'il y a un intérêt ?


En fait là maintenant, on est plus intéressé par le résultat, la fin que par le process. C'est-à-dire que le de te dire je passe un bon moment, je regarde ma série, c'est cool, je suis en train de prendre du plaisir à regarder ma série ou mon film.


Là, le but, le plaisir, il va être uniquement quand tu auras vu la fin. Donc, tu vas accélérer tout le milieu. Donc, tu prends aucun plaisir au milieu, regarder ta série, regarder ton film.


Tu prends vraiment pas du tout de, d'attention ni rien parce que tu as envie d'arriver à la fin et d'avoir le dénouement. C'est horrible.


C'est comme si tu achetais un livre, tu lisais que les 10 dernières pages. Ça sert à quoi ? Ça sert à rien.


C'est dommage. Il y a toute l'histoire au milieu qui était intéressante. Mais imagine si on te vendait juste la fin.


C'est-à-dire que dans un monde futur, mais moi je, je me fais des idées, hein. Dans un monde futur, c'est-à-dire qu'on nous fera que des extraits de film, on aura que des résumés et on ira regarder, on ira au cinéma pour des extraits de 15 minutes où on aura du coup tout un, au début, tout en accéléré la situation.


Genre 30 secondes, on nous explique la situation et ensuite on a le dénouement. Voilà, ce sera ça les films. Moi, je serais pas choquée.


Là, je pense qu'on fait un bond dans le futur. Je suis sûre que le monde y ressemble à ça, avec que des solutions, avec aucun, aucune envie de, d'atteindre, aucune patience. Il y a vraiment un truc, aucune patience.


Et moi, je m'en suis rendu compte vraiment. D'ailleurs, n'hésite pas à me dire dans les commentaires si toi aussi tu fais pareil.


Mais je me suis rendu compte que maintenant, j'écoute en x2, des fois je me dis « Allez, c'est bon, tu peux mettre le vocal en fois 1 quand même. » Ça m'énerve. Le x1 m'énerve littéralement.


J'ai plus du tout la patience en fait d'écouter en vitesse normale. C'est même plus une question de temps en fait. Ce, ce qui à la base était mon excuse, ma raison, ça me fait gagner du temps.


Maintenant, même si je ne perds pas de temps, même si je n'ai rien, je suis en train de, je suis posée ou j'ai vraiment le temps devant moi d'écouter ce vocal en fois 1, le seul fait que ce soit lent m'énerve. Et c'est immédiat en fait.


J'ai eu tac x2 parce que ça m'énerve. Je me dis mais tout ce temps-là c'est long, c'est monotone. Voilà, on en est arrivé là.


Et pourtant j'en ai conscience et il y a plein d'autres trucs que moi, les films, les séries, je les accélère pas. Je, j'arrive à prendre conscience de tout le reste mais je vois bien que ça m'a atteint moi aussi, alors que j'en ai conscience, alors que voilà, j'ai, j'ai pas cette, je suis pas vraiment de cette génération.


Je suis un peu quand même la génération d'avant mais ouais, je le vis quand même comme ça. Alors je sais pas si toi aussi ça te le fait, que ce soit même énervant quand c'est en fois 1, ou est-ce que si tu arrives justement à être, à être encore en fois un facilement.


En fait ce qui se passe, pourquoi est-ce que je te fais le rapprochement avec ton activité ? Ce qui se passe c'est que si ça s'arrêtait là, à juste avoir besoin d'écouter les vocaux en x2, très bien.


Sauf que le problème c'est que ça nous a rendues impatientes dans tout. Absolument tout.


Nous ne sommes plus une génération capable d'attendre d'avoir un résultat, de « trust the process » comme on disait avant et de se dire « OK, en fait ça va bien se passer, j'investis dans le temps et je suis patiente et j'ai confiance en l'avenir. » On n'est plus de cette génération-là, plus du tout.


Moi, je trouve qu'il y a eu un gap. À un moment où on s'était dit « Ouais, ça va, il y a le temps, c'est normal que je réussisse pas, il faut du temps avant qu'une boîte se lance. », cette espèce de fausse croyance qu'on avait.


D'ailleurs, celle-ci, elle est pas du tout vérifiée, mais bon, parenthèse, ça sera un sujet d'une prochaine vidéo.


On a eu cette espèce de moment où c'était en gros « c'est normal si on y arrive pas de suite, il faut bien 3 ans avant de lancer une boîte » à carrément le strict opposé.


C'est-à-dire que tu vas lancer une action, si 48 heures après tu as pas les résultats, bah ça y est, c'est que je suis une merde. Je vais tout rater, ma solution fonctionne pas, j'ai pas les résultats que je veux, je vais tout abandonner, je vais retourner dans le salariat, j'en ai marre, j'arrête tout.


Et où on est en plus déprimé et où en plus ça, ça fait mal quoi. Ça fait mal cette espèce de sensation de ça a pas marché.


On n'arrive plus à se dire « Attends, j'attends encore un petit peu, c'est peut-être normal. » C'est on/off, c'est je mets en place, je veux que ça arrive tout de suite.


Mais on regarde dans tout, enfin je veux dire dans toute notre façon de consommer. Ça s'est accéléré avec le Covid en 2020 bien entendu, mais je veux quelque chose, je vais sur Amazon, je vais sur TU, je vais où je ne sais pas quel site. Je le commande, je l'ai le lendemain.


Et même quand un colis met une semaine à arriver, on est en train d'envoyer 28 mails de plainte. « Où est mon colis ? Je comprends pas. Ça aurait déjà dû être là. »


Alors que ça fait une semaine. Ça va, c'est pas non plus, c'est pas les délais d'avant.


Et on a plus aucune patience parce que en même temps on nous a rabâché, on nous a donné cette espèce de, de droit d'avoir tout tout de suite. C'est que nous on le demandait pas forcément mais on a commencé à nous donner de plus en plus, de plus en plus, de plus en plus.


C'est-à-dire que ça a commencé avec quoi ? Avec les fast food. Au lieu d'aller au resto, d'attendre, tu peux manger en quelques minutes tes serves et tout ton plat est chaud.


Ça a commencé comme ça. Ensuite, il y a eu tout le reste. Il y a eu dans l'évolution, je sais pas, de l'électroménager, le micro-ondes, le sèche-linge.


Quand on commence à regarder déjà dans les années, c'est, c'est pas, c'est pas 2020 le sèche-linge, tu vois. Le micro-ondes non plus, ça date.


On a commencé à dire « Attends, il y a possibilité de faire plus, il y a possibilité d'aller plus vite. » On est passé du cheval à la bagnole, mais rien que ça, enfin c'est pareil. Avant, il fallait 3 semaines pour aller dans une ville voisine. On a fait le TGV, on a fait l'avion.


Tu vois un peu le truc, pour pallier aux taxis qui allaient pas assez ville dans les grands… assez vite, pardon, dans les grandes villes, on a fait les motos-taxis qui peuvent passer entre les voitures et t'amener plus vite à une destination.


Tout est fait pour gagner du temps. Tout, tout, tout. Quand tu regardes Uber, tu veux commander un Uber, le premier truc que ça te dit, ça te sélectionne automatiquement le plus rapide, celui qui va arriver le plus vite.


C'est peut-être pas ça que tu cherches, tu vois. Donc c'est-à-dire qu'on va privilégier le taxi qui arrive le plus vite au taxi qui a la meilleure note par exemple parce qu'il conduit bien ou qu'il est respectueux avec les passagers qu'il prend.


Moi je dis ça, je dis rien. Mais on veut aller vite dans tout. Donc naturellement, on a commencé à lobotomiser notre cerveau en mode si ça va vite, c'est cool. Si ça va pas vite, il y a un manque.


C'est comme une drogue la rapidité. C'est-à-dire que maintenant qu'on est habitué, on est accro à la rapidité.


Donc si on nous donne de la lenteur, qu'on nous enlève cette espèce de express et de résultat tout de suite, qu'est-ce qui se passe ? Je vais du coup, première phase, ne pas comprendre. « Mais qu'est-ce qui se passe ? Il y a un bug, il y a un problème. Comment est-ce que je peux accélérer le processus ? »


Et ensuite, si le processus n'est pas accéléré, là ça va être de la colère, de la frustration, comme un enfant à qui on dit non au bonbon dans le supermarché quoi. Ça, on n'arrive plus à le gérer.


Énorme frustration qui monte, frustration qui va se transformer soit en colère, je m'agace, je me renferme, soit en tristesse. Et là, c'est le down entrepreneurial.


Donc quand tu vas mettre en place un truc, moi par exemple en ce moment, je suis en train de tester la pub sur Meta. La pub, rien que le temps que l'algorithme il te capte, il a bien cherché ta cible et cetera, il y a plusieurs semaines.


Là, à l'heure où je t'en parle, ça va faire dans quelques jours un mois que ma pub est sortie. Je suis encore dans les ajustements. Ça fait ouais 27, 28 jours là, je suis encore dans les ajustements.


J'ai pas fini ma phase d'ajustement et je sais que ça va prendre du temps, mais c'est frustrant. Tu as envie de mettre ta pub, le lendemain d'avoir 28 rendez-vous et le surlendemain d'avoir closé 30 000 € de chiffre d'affaires.


Je veux que ça aille vite. Je veux accélérer le process. Je veux tricher en fait. Je veux tricher. Je veux plus prendre le temps d'avancer.


Et le problème c'est que non seulement ça nous impose de toujours être en accéléré et de profiter de rien, parce que tu profites de rien. Je suis sûre que bientôt on diffusera des, des vidéos de, de mariage, de souvenirs, de machin en accéléré, tu vois, pour « OK, on l'a regardé, on a coché la case », mais on n'a pas pris le temps de profiter du moment.


Ça c'est, je trouve que c'est horrible. C'est vraiment presque le pire en fait dans ce truc.


Mais non seulement des gens ne profitent plus de la vie, on ne prend plus le temps, on ne souffle plus, on est constamment en performance, constamment, constamment, constamment, constamment, constamment. Format court, format rapide, format express, résultat immédiat.


La preuve, tu tapes, je suis sûre que là, on tape sur Google « régime » ou « comment perdre », je suis sûre que les premiers résultats qui viennent, c'est « comment perdre du poids en seulement 24 heures », « comment perdre du poids en dormant ». Comment est-ce que je peux chanter le système pour faire facile que j'ai des résultats sans rien faire ? Et surtout que ça arrive mais avant-hier.


Plus personne n'apprécie rien. Plus personne n'apprécie rien. Les gens n'apprécient plus de mettre, je sais pas, peut-être 2 heures à faire quelque chose qui en aurait, qui aurait pu prendre 30 minutes, mais juste pour le processus de le faire.


C'est dommage. Mais le problème c'est que si on parle entrepreneuriat, si on parle par rapport aux activités qu'on met en place, c'est que en fait on est bloqué parce que tout de suite, comme on n'a pas le résultat qu'on voudrait tout de suite, au lieu de se dire « c'est normal, c'est trop tôt »...


Comme ça, on sait plus le dire que c'est trop tôt. Comme on sait que d'habitude il y a un résultat rapide, on a plus cette conscience de trop tôt ou trop tard. Pour nous, c'est pas normal s'il y a pas le résultat tout de suite.


Si quand j'ai pas cliqué sur le bouton, le résultat est pas tombé. Comme c'est plus normal, tout de suite ça va être « qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Je suis trop nulle, j'y arriverai jamais. »


Et donc ensuite c'est la cascade, là, c'est l'échelle de la la supercherie de tout ce que je peux dire, de tout ce que je peux penser qui est horrible. Et je commence une phase de scénarios qui vont être très durs à vivre.


Donc ça va être à coup de « je vais tout arrêter. Toute façon, je le savais, je suis nulle » et cetera. On reste dans cette espèce de cercle négatif. « Je vais retourner dans le salariat. Voilà pourquoi ça va se passer comme ça, comme ça. »


Et donc du coup, comme on n'est plus dans un mood constructif, positif, qui va de l'avant, qui croit en elle et cetera, on est dans un mood négatif. Naturellement, quand on va échanger avec les autres, on va le confirmer, ça, ça marche pas.


Donc ça marchera toujours pas avec le prochain prospect. Donc ça me confirme encore une fois que ça marche pas, petit à petit. Petit à petit.


J'attends pas très longtemps en plus en général. Mais ce qui va se passer c'est ben j'ai arrêté. « Non mais j'ai arrêté. Ça donnait pas ce que je voulais là. C'est bon, ça m'a saoulé. C'était trop, trop compliqué. » OK.


Une fois, j'ai parlé prospection avec une personne et on discute tout ça. Je dis « Mais pourquoi ça fonctionne pas ? » Tout ça ? Fait « Non, non, mais moi la prospection ça marche pas. »


Ah, puis OK. Alors, depuis la nuit des temps on fait ça. Il y a encore des boîtes qui ne fonctionnent que grâce à la prospection physique à l'ancienne et ça marcherait pas pour toi ? OK, je suis curieuse quand même.


« Non, non, mais j'ai essayé, de toute façon, ça m'a donné mais zéro résultats. » « Tu as essayé combien de temps ? » « Ah ben là, j'ai fait, j'ai fait 30 envois de messages là et aucun eu de réponse. » « Ah oui, d'accord. »


Je dis c'est un essai, une vraie tentative d'essai, c'est 30 messages par jour tous les jours pendant 6 mois. Et là, tu as de quoi te dire si ça marche ou pas.


Sinon, si tu essayes une fois comme ça, one shot, il y a pas assez de facteurs, il y a pas assez de paramètres.


Imagine, imagine dans l'autre sens. C'est comme si là tu cuisines, OK, tu prépares des crêpes, tu fais la première crêpe, bon elle foire, tu avais pas les bons paramètres, elle est pas belle, elle est un peu, la pâte était pas dingue.


Là, tu dis « Non, c'est mort, je ferai plus jamais de crêpe de ma vie. » C'est un peu radical, je trouve. C'est très radical d'ailleurs. Beaucoup trop.


Ça a rien d'être radical comme ça. Il faut se dire « OK, première crêpe, elle est ratée, on va faire déjà une deuxième, on va voir ce que ça donne. »


Et au-delà de ça, et on en viendra après dans les solutions, va peut-être falloir changer certains paramètres pour que ça marche, mais on va y revenir à la fin.


Donc donc voilà, reste, reste bien, dans pas longtemps je vais pouvoir te dévoiler un petit peu les piliers sur lesquels travailler pour justement ne plus être dans cette espèce d'engrenage de la mort, là, cet engrenage de la rapidité.


Donc si on récapitule, on est habitué de toutes parts et depuis quand même pas mal de temps à aller vite, à aller vite sur tout, avoir du résultat immédiat et avoir zéro frustration.


Donc naturellement notre cerveau, lui, il associe résultats immédiats, récompenses, il a son shoot de dopamine et le cerveau, de toute façon, il est fait comme ça. Il a besoin d'un résultat immédiat.


La preuve, si là je te dis, je sais pas, imagine, tu dois, tu dois courir, tu dois courir 30 km. OK ? Et tu sais que tu n'auras le droit de boire qu'au 30e km, à la fin.


Tout le milieu, tu as pas le droit. Tu as aucun, tu as aucun ravitaillement. Tu as rien pour aller mieux.


Quand tu vas penser à boire, quand tu es au kilomètre 0, que tu penses à boire, c'est hyper loin. Tu calcules le nombre d'heures, tu vas dire mais hyper frustrant en fait, ça m'énerve, c'est pas possible.


Alors que si tu te dis « OK, j'ai 30 bornes à courir mais par contre tous les 5 je vais pouvoir boire, je vais pouvoir faire une pause. » Ah ben en fait, j'ai plus que cinq bornes à courir sans boire. Ça va, c'est plus petit, c'est un peu plus digeste.


Et tu vas te focaliser sur ce premier ravitaillement où il y a de l'eau. J'ai bu, ça va mieux. Step numéro 2, c'est dans cinq bornes que je vais pouvoir reboire.


Je me focalise là-dessus et de cette manière, j'ai plein de petites récompenses au milieu et je suis pas obligée d'attendre que la grosse récompense de la fin. D'accord ?


C'est capital dans tout, tout. Que ce soit dans la vie perso, dans la vie pro, dans ses objectifs, il faut mettre des petits objectifs au milieu que l'on atteint, qui sont des récompenses.


Parce que sinon, comme on cherche que l'objectif final, on va forcément vouloir accélérer pour atteindre tout de suite cet objectif final qui n'est pas atteignable à ce moment-là. Mais du coup, on va être frustré parce qu'on l'a pas atteint alors que c'était pas possible.


Mais on est frustré parce qu'on aurait dû un monde parfait. Donc du coup, frustration, énervement, j'en peux plus, j'abandonne. C'est pas une vie ça.


Enfin, désolée, moi je trouve que c'est pas une vie. Bref, les solutions, elles sont quand même assez simples. Moi, j'en ai deux que je trouve primordiales.


La première, ça va être de découper tes objectifs. Ne te fixe pas un objectif professionnel trop lointain et trop gros.


Tu vas te fixer un objectif bien évidemment lointain, une vision long terme, une, une vision peut-être de chiffre d'affaires, de développement, qu'importe, qui soit vraiment long terme, 1 an, 5 ans, 10 ans. Mais par contre, tu ne peux pas te fixer que ça.


C'est comme si le GPS il te disait « Bon ben voilà, faut que tu ailles là-bas quoi. » Bah ouais, mais enfin au milieu, dis-moi ce qui se passe s'il te plaît, je, je peux pas savoir là, c'est, enfin, va là-bas, c'est hyper loin.


Là, c'est pareil. Il va falloir avoir des indications au milieu, en tout cas des sous-objectifs qui vont faire que plus les choses seront petites, plus tu vas avoir des mini victoires au fur et à mesure de ton chemin.


Tu vas te concentrer non pas sur ce gros objectif qui est au cours de l'année ou des 5 ans à venir, mais sur le petit objectif qui va pouvoir se faire à la fin de la semaine ou à la fin de la journée. OK ?


Le principe de découper les tâches, mais quand j'en parle, les gens me disent « Oui, non mais oui, je connais. » « Tu le fais ? » « Bah non, parce que c'est bon, moi je, j'arrive. Enfin, voilà, je sais ce que je dois faire dans la semaine. Bon, voilà. »


Mais non, mais c'est pas juste je sais, en fait c'est que tout, tu dois tout te mâcher.


Moi, je le fais par exemple quand je fais mes, quand je pars en weekend, je dois faire des, des valises ou autres, je vais tout découper. Donc il y aura tel jour. Donc qu'est-ce que je dois faire pour partir en weekend ?


Il va y avoir donc faire les valises, faire les petites courses, des choses complémentaires, le lieu en fonction de, de si je ne sais pas où je vais, faut que je le recherche. La route, le meilleur itinéraire, charger la voiture, mettre de l'essence, partir, prendre de l'eau pour la route, décider de l'heure de départ, enfin, il y a, il y a plein de petites choses. OK ?


Dans faire la valise, c'est pareil. Il y aura faire la valise des vêtements, puis ensuite faire la trousse de toilette. Il y a tous les détails. OK ?


Ça déjà ce que je vais faire, première chose, c'est que je vais le détailler mais surtout je vais l'écrire, parce que comme ça, j'oublie rien. Ça c'est un deuxième, un deuxième petit hack.


On n'est pas des, on n'est pas des machines, nous sommes que des cerveaux humains et donc le fait d'avoir trop de choses à retenir, c'est compliqué.


Donc première étape, tu vas découper ce que tu dois faire. Tu découpes en sous-objectifs qui soient tellement faciles que tu peux filer ta feuille à un stagiaire, à une personne qui connaît pas ton taf, elle peut faire le boulot ou en tout cas elle peut comprendre l'intégralité de ce qu'il y a à faire dans l'ordre. Ça c'est le premier truc.


Si ton objectif long terme c'est augmenter mon chiffre d'affaires et basta, comment tu vas savoir ? Non, augmenter mon chiffre d'affaires, donc passer à x € sur l'année ou par mois d'ici telle date. OK, déjà c'est un peu plus précis.


Pour passer à ce chiffre d'affaires, il faut que je fasse quoi ? Ça va pas s'inventer ça. Donc il va falloir que je vende x offres à x €, donc à tant de clients. Donc il va falloir que je prospecte.


Tiens, il faudrait que je participe à ce salon professionnel pour aller trouver la clientèle. Tiens là, il faudrait que je mette au point cette offre, cette offre et cette offre pour pouvoir développer mon panel et cetera et cetera.


Et ensuite, quand je mets prospection, c'est pareil, trop large, je vais prospecter. 12 personnes via Instagram tous les jours via un message. OK, message, faut que je le rédige.


Donc, je vais le rédiger, puis ensuite, faut que je le mette dans mon presse-papier pour l'avoir peut-être tout le temps et avoir juste à le copier-coller et à le personnaliser en fonction de la, de la personne à qui j'écris. Puis ensuite, il faut que je détermine le créneau auquel je le fais.


Enfin, tu vois, en fait, on passe de augmenter mon chiffre à envoyer 12 messages par jour sur Instagram. C'est vachement plus précis, plus digeste.


Donc là, ma victoire, elle vient pas quand j'ai augmenté mon chiffre, c'est-à-dire 5 ans plus tard, mais quand j'ai envoyé mes 12 messages dans la journée. Victoire à court terme. Donc, mon cerveau qui adore la vitesse, il est content.


Mais en attendant, j'ai mis une bonne action en place et je suis pas frustrée parce que j'ai mis une action en place. Je sais à quoi elle sert cette action.


Le deuxième conseil que je peux te donner pour sortir de cette espèce de vie express, ça va être de savoir prendre du recul et analyser.


Au-delà du fait de travailler ses objectifs, le fait de prendre du recul, ça nous permettra d'être beaucoup plus, comment dire, beaucoup plus ancrée sur les faits quand quelque chose ne va pas assez vite.


Au lieu de juste se dire « ça va pas assez vite, j'aurais dû, j'aurais dû, j'aurais dû » et de faire des scénarios et de culpabiliser et d'être frustrée, plutôt se dire « OK, j'analyse. Est-ce que là ce que je suis en train de regarder comme action, ça n'est pas allé vite ? Je n'ai pas les résultats de suite. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que j'ai pas eu les résultats que j'aurais voulu dans mes rêves ? »


Et bien en fait voilà, il faut minimum tant de temps pour que ça fonctionne. Là du coup, il faut attendre encore un petit peu là-dessus. Tiens là, j'aurais pu faire ça, ça et ça en plus. OK.


Et là, j'ai de vraies pistes de travail. Là, j'ai une vraie réflexion.


Donc faut sortir, prendre du recul, regarder les faits comme si je regardais l'activité de quelqu'un d'autre, comme si c'était une amie qui venait me dire « Tuain, je, je suis trop dégoûtée, j'aurais voulu avoir des résultats de suite, je comprends pas pourquoi je les ai pas, ça m'énerve. »


Et que toi tu regardais avec tes petites lunettes de la sympathie, sans l'ego, sans tout ça, là, toute notre espèce de, de volonté d'être meilleure que je ne sais pas qui sur Instagram qu'on a vu, qui est passionnante et qui a fait 28 milliards d'euros le mois dernier, bien sûr.


Mais du coup sortir de ça, prendre du recul, j'analyse et du coup j'ajuste. En fait analyser ça sert à rien si c'est pas pour apporter des ajustements.


Soit je suis plus patiente parce qu'il faut être patiente, comme par exemple moi dans le cadre de la pub, mais au milieu, j'ajuste, j'ajuste, je cherche des solutions, je teste des choses.


Testeur, c'est le deuxième nom d'entrepreneur en fait, hein. C'est vraiment le, le principe même, hein, quand tu es entrepreneur, tu es obligé de tester les choses, de voir ce que ça donne.


Ça marche, génial, j'optimise, je continue. Ça marche pas, bon ben dommage, mais c'est pas la peine de m'accuser moi. Je crois que j'ai tapé un micro.


C'est pas la peine de m'accuser moi. « Je suis trop nulle, je suis trop nulle. » Non, ça a pas marché. Je comprends pourquoi ça a pas marché, je refais pas la même bêtise. Mais c'est tout en fait.


À partir du moment où on enlève l'ego, où on enlève cette espèce de, de sentiment de frustration et d'énervement, les choses se passent bien mieux. Vraiment beaucoup mieux.


Et d'ailleurs, si cette thématique te parle, ce sera le prochain sujet que je vais évoquer sur cette chaîne YouTube. Donc abonne-toi, active les notifications, vraiment ça ne te coûte rien, c'est gratuit et c'est énormément de soutien pour moi.


Cette chaîne, elle est toute toute neuve, toute toute récente. C'est la première vidéo déjà. Merci d'avoir été là pour la première. J'espère te retrouver sur la prochaine.


N'hésite pas à me dire en commentaire également les sujets que tu aimerais que je puisse aborder. Mais le but c'est vraiment qu'on crée une communauté de femmes entrepreneures qui vont oser aller chercher leurs résultats sans dépendre de leur peur.

 
 
 

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