Croyances limitantes : comment ton enfance conditionne encore tes comportements
Tu préfères regarder ? La vidéo complète est juste au-dessus.
Est-ce que tu savais, toi aussi, que tout ce que tu as entendu avant l'âge de 8 ans, c'était en train de gâcher ta vie aujourd'hui ?
Dans cette vidéo, on va parler conditionnement, enfance et croyance limitante. Je vais te partager cinq points que tu dois absolument comprendre pour savoir pourquoi ton cerveau aujourd'hui fonctionne comme ça.
Qu'est-ce qu'une croyance limitante ? Pourquoi c'est cette période-là avant tes 8 ans qui a gravé le plus profondément ses conditionnements ? Comment savoir si c'est une croyance limitante ou simplement un trait de personnalité ?
Et surtout, à la fin de cette vidéo, je vais te partager la méthode à respecter pour pouvoir déconstruire n'importe quelle croyance limitante.
D'ailleurs, si tu veux savoir si toi aussi tu souffres de croyances limitantes et que tu as été potentiellement conditionné dans le passé à avoir un fonctionnement aujourd'hui, je t'ai mis en description un bilan, un test que tu peux faire gratuitement.
Tu as juste à répondre à quelques questions pour aller voir un petit peu au travers de ton fonctionnement. Qu'est-ce qui te coûte aujourd'hui de la charge mentale ? Qu'est-ce qui fait que aujourd'hui tu as des traits de personnalité bien particuliers ?
Parce que oui ou non, tu as des croyances limitantes qui sont en train de te saboter en silence. Donc c'est parti, tu as juste à cliquer dans le premier lien qui est en description, tu fais ton test et comme ça tu en sauras un petit peu plus.
Premier point, qu'est-ce qu'une croyance limitante ? Alors une croyance limitante, déjà, ce qu'il faut comprendre, c'est que c'est une vérité. Une vérité que ton cerveau, il prend pour indétrônable.
Une sorte de chemin neuronal qui va faciliter son travail et qu'il va prendre à chaque fois qu'il se retrouve dans une situation similaire.
Par exemple, si tu as, j'en sais rien, quand tu étais enfant, on s'est moqué de toi le jour où tu as fait un exposé à l'école, ton cerveau va ancrer à ce moment-là : je m'expose aux autres, je vais être ridiculisé.
Donc là, il fait une vérité de ça. Il va faire en sorte que tu passes toujours par ce chemin, que tu aies toujours l'impression qu'on se moque de toi quand tu t'exposes. Donc naturellement, il va faire en sorte que tu t'exposes jamais.
Le problème, c'est que ce chemin et cette vérité se sont créés sur quelque chose qui est pas forcément vrai, qui n'est pas vérifié. Mais ça a tellement été à ce moment-là traumatisant pour ton cerveau. Du coup, il a pas voulu vérifier et il a voulu aller directement ancrer ça au plus profond de tes pensées.
Le deuxième point dont on va parler aujourd'hui, c'est pourquoi est-ce que c'est pendant l'enfance qu'on se crée les plus gros conditionnements et les plus grandes croyances limitantes.
La première raison, c'est que le filtre critique, cette espèce de recul qui nous fait nous dire : « Mais attends, est-ce que c'est vrai, là, ce qu'on est en train de me dire ? », ça, ça arrive qu'aux alentours des 7-8 ans. Avant ça, le cerveau, il est en mode éponge, il enregistre sans rien trier.
La deuxième raison, c'est qu'un enfant dépend totalement des adultes pour sa sécurité. Du coup, tout ce qui va toucher à l'amour, à l'acceptation, à la place qu'il a le droit de prendre, c'est classé comme vital, au même niveau que boire et manger. Une question de survie.
Donc une phrase qui va être entendue à ce moment-là va être gravée à tout jamais. Par exemple, si on dit à un enfant : « Fais pas de vagues, si tu te fais remarquer, franchement, je vais me fâcher. »
Le parent, à ce moment-là, il pense ça bien. Il pense juste à ce que son enfant se tienne correctement dans un endroit parce que lui, il a le filtre critique, donc il pèse un petit peu ce qu'il dit. Il se rend compte que c'est pas traumatisant.
Mais l'enfant, lui, il entend : « Si tu fais un truc, si tu te fais remarquer, je t'abandonne et je ne t'aimerai plus jamais et tu vas mourir. »
Donc l'enfant, il raccourcit en fait le chemin à ce moment-là et son cerveau, il dit : « OK, se faire remarquer, exister, c'est être en danger de mort. »
Et donc naturellement, comme à ce moment-là tout se mélange, il va ancrer ça tellement profondément qu'on peut se retrouver à l'âge adulte à ne plus oser, ne serait-ce que, je ne sais pas, donner son avis en société.
Le troisième point, c'est comment savoir si c'est une vraie croyance limitante qui te sabote et qui nuit à ton développement ou si c'est juste un trait de caractère, une personnalité. Il va y avoir trois indices.
Premier, c'est la récurrence. Une croyance limitante, ça revient tout le temps au même moment dans des contextes similaires.
Le deuxième point, c'est la sensation dans le corps. Un trait de personnalité, c'est toi, c'est normal. Alors qu'une croyance, ça vient de te titiller un peu.
Ça te fait mal au ventre, ça te fait une pression dans la poitrine. Ça donne parfois envie de pleurer. Bref, ton corps va avoir une tension.
Le troisième indice, c'est le vocabulaire, la façon dont tu vas t'exprimer. En gros, dès que tu vas être catégorique dans quelque chose que tu dis ne pas savoir faire, ne pas pouvoir faire, alors que tu as pas de preuve.
« Je suis incapable de faire ça. » « Ah non, ça, c'est sûr, c'est pas pour moi ça, j'y arriverai pas. » « Non, mais ça, j'aime pas. » « Non, mais ça, c'est pas pour moi. » « Je suis trop vieille, je suis trop jeune, j'y arriverai jamais. »
Tu as pas la preuve et pourtant tu es en train d'affirmer que tu es pas capable.
Petite parenthèse avant de continuer : si ce genre de sujet te parle, tout ce qui va toucher autour du fonctionnement du cerveau, autour des conditionnements qu'on a reçus dans le passé et surtout de comment s'en sortir, je t'invite à t'abonner.
Parce que chaque semaine, je sors une nouvelle vidéo qui parle de ce sujet et j'ai à cœur de te donner le maximum d'outils pour que toi aussi tu puisses apprendre à gérer tes émotions, comprendre ton cerveau et sortir de ces conditionnements qui te sabotent la vie.
OK, on reprend avec le 4e point. Bah, comment on démonte une croyance limitante, en fait ? Parce que : « Aline, c'est bien beau que tu nous partages ce que c'est. On s'en fout de ça. Nous, on veut savoir comment on s'en sort. »
D'abord, on va commencer par l'identifier, parce que ça sert à rien de travailler dans le vide. L'identifier, c'est vraiment savoir exactement de quoi j'ai peur et quelle est la conséquence qui me fait peur.
OK ? Donc comme je te disais par exemple tout à l'heure : si je m'expose aux yeux des autres, je vais être ridiculisé et si je suis ridiculisée, ben je vais pas être aimé. Ça, c'est identifié, c'est clair et précis et on sait sur quoi travailler.
Le deuxième point, ça va être de prouver à ton cerveau qu'il a associé deux choses qui ne vont pas ensemble.
Comme je te le disais là, à ce moment-là, il a associé l'exposition aux yeux des autres, le fait d'exister tout simplement, avec le fait d'être forcément moqué. C'est-à-dire que pour lui, les deux vont tout le temps ensemble. C'est tout le temps compatible. C'est impossible de s'exposer et de ne pas être moqué.
Donc là, il va falloir faire comprendre grâce à plein de méthodes de reframing, il va falloir faire comprendre à ton cerveau qu'en fait, ben, tout ça, il est associé, ça sert à rien.
Donc on va lui expliquer qu'on peut le désassocier, mais surtout on va chercher à mettre quelque chose à la place pour le réassocier à quelque chose de bien plus positif pour toi.
C'est là qu'on va reformuler en fait notre croyance et on va partir du principe maintenant que si je m'expose, si j'existe, eh bien en fait je peux me développer, je peux impacter du monde, je peux rencontrer de nouvelles personnes, je peux m'épanouir. Bref, quelque chose qui va être beaucoup plus positif pour toi.
Et le dernier point à travailler pour pouvoir déconstruire une croyance limitante, ça va être le passage à l'action. Tout ça, c'est un peu de la théorie. Ça va être vraiment de venir reparamétrer son cerveau.
Mais après, le seul changement dans ta vie qui va être possible, c'est de passer à l'action. Si tu pars du principe que maintenant t'exposer aux yeux des autres, c'est bénéfique et ça te fait du bien et tu vas t'en sortir et il y a pas de danger, bah il va falloir t'exposer aux yeux des autres.
Donc on va monter crescendo, bien évidemment, les actions que tu vas pouvoir mener. Tu vas pas de suite aller devant un Zénith et parler de ta vie, mais tu vas peut-être dans un premier temps pouvoir prendre la parole dans un cercle social avec des amis par exemple et ne pas te contenter de dire : « Oui, oui, ça va, merci, toi aussi. » Mais peut-être un petit peu plus développer.
Tu vas après pouvoir parler avec des inconnus et tu vas pouvoir de plus en plus t'exposer aux yeux des autres et surtout maintenant prouver par l'action à ton cerveau que oui, c'est safe, il y a rien à craindre.
On arrive au 5e et dernier point de cette vidéo. Mais comment on installe une nouvelle façon de penser ? Est-ce que je peux vraiment changer alors que ça fait des années que je fonctionne comme ça ?
Comme je te l'ai dit juste avant, c'est l'action qui va venir ancrer à 100 % la nouvelle croyance. Mais il va falloir aller un petit peu plus loin.
Moi, ce que j'aime travailler en tout cas dans mes séances de coaching, c'est la cartographie d'identité. Alors, la cartographie d'identité, moi c'est un exercice que j'utilise énormément en coaching, pour pas dire à chaque fois.
Tout simplement parce qu'il va nous permettre de ne pas simplement faire un focus sur les actions que l'on doit faire, mais qui va nous permettre surtout de changer la façon dont on est au plus profond. Il est beaucoup plus simple de passer à l'action quand on a déjà changé son identité.
Je te donne un exemple. Si je pars du principe que moi je suis timide, j'ose pas parler aux gens, je suis hyper réservée, je suis dans mon coin, mais j'ai comme défi de vouloir m'exposer, de pouvoir parler et de vouloir, voilà, m'épanouir et ne plus avoir peur de m'exprimer face aux autres, ça va être compliqué.
Parce qu'en fait, quand je vais passer à l'action, du coup quand je vais parler aux autres, je vais à l'encontre de mon identité puisque je pars du principe que je suis timide. C'est pas cohérent et notre cerveau, il déteste l'incohérence. Lui, il aime que les choses, elles soient carrées.
Alors qu'à l'inverse, si je change mon identité, que je pars du principe que moi je suis sociable, je suis solaire, j'adore parler avec les gens, là, pour mon cerveau, c'est beaucoup plus cohérent d'aller parler avec les autres. Là, il y a pas de conflit et c'est beaucoup plus simple pour moi de passer à l'action.
Donc, c'est pour ça que c'est important de vraiment aller changer son identité.
Si jamais c'est un sujet qui t'a parlé, n'hésite pas à me partager un petit peu ce que tu as pu ressentir, ce que tu as pu découvrir en commentaire.
Si toi aussi tu sens que tu as un conditionnement qui te sabote la vie, que ce soit personnel ou professionnel, depuis trop longtemps, moi c'est un sujet qui me passionne. Je suis sortie moi-même de mes propres conditionnements il y a quelques années maintenant et quand je vois l'avant-après, c'est juste lunaire, quoi.
En fait, c'est la vie, elle change. Tu t'autorises beaucoup plus de choses, tu stresses beaucoup moins, tu te poses moins de questions et le regard des autres devient beaucoup moins impactant.
Je te remercie beaucoup d'avoir regardé cette vidéo et je te dis à la semaine prochaine.

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